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CAN 2025 : du sacre du Sénégal au coup de théâtre de la CAF, un séisme qui secoue le football africain

par CESAIRE NKOH

Le football africain est en ébullition. Deux mois après la victoire du Sénégal face au Maroc en finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, la Confédération Africaine de Football a totalement rebattu les cartes. Par décision de son Jury d’Appel, les Lions de la Teranga perdent leur titre au profit des Lions de l’Atlas. Une situation rarissime, presque du jamais vu dans l’histoire de la CAN, qui fait parler tout le continent, du Cameroun au Sénégal en passant par le Maroc.

 

Sur le terrain pourtant, le Sénégal avait fait le job. Solides, engagés, les hommes de la Teranga avaient arraché la victoire en prolongations (1-0), grâce à une réalisation de Pape Gueye. Un match serré, tendu, avec ce qu’on appelle chez nous un vrai « match d’hommes ». Mais comme souvent dans le football africain, ce ne sont pas seulement les 90 minutes qui font l’histoire.

Le tournant du match reste ce penalty sifflé en faveur du Maroc. Une décision arbitrale qui passe mal côté sénégalais. Dans la foulée, les joueurs quittent la pelouse pour protester, avant de revenir. Le tir de Brahim Diaz et toute la tension autour de cette action vont complètement plomber l’ambiance. Malgré tout, le match va jusqu’à son terme et l’arbitre valide la victoire du Sénégal. À ce moment-là, pour beaucoup d’observateurs, l’affaire était classée.

La CAF sort le carton rouge après le match

Mais c’était sans compter sur la suite. Le Maroc dépose une réserve et pousse le dossier devant les instances. Et là, coup de tonnerre : la CAF décide finalement de sanctionner lourdement le Sénégal. En s’appuyant sur les articles 82 et 84, elle considère que le comportement des joueurs sénégalais est une faute grave.

Résultat : match perdu sur tapis vert, score transformé en 3-0 pour le Maroc, et trophée attribué aux Lions de l’Atlas. Une décision qui, dans le jargon, ressemble à un « match gagné dans les bureaux ». Et ça, dans le football africain, ça passe difficilement.

Le droit du sport entre en jeu

Sur le plan juridique, beaucoup d’analystes ne comprennent pas totalement cette décision. Dans la majorité des cas, quand un match va jusqu’à son terme et est validé par l’arbitre, on respecte le résultat du terrain. Les sanctions viennent après, mais elles sont souvent individuelles ou financières.

C’est là que le Tribunal Arbitral du Sport pourrait entrer en jeu. Le Sénégal ayant décidé de saisir cette instance, il y a de fortes chances que le dossier soit réexaminé en profondeur. Et comme on dit souvent, « le match n’est pas encore fini ».

Colère noire côté sénégalais

Au Sénégal, la pilule ne passe pas. Les réactions sont fortes, parfois même très dures contre la CAF. Augustin Senghor n’a pas mâché ses mots, accusant l’instance de s’être substituée à l’arbitre.

Du côté de la fédération sénégalaise, le message est clair : le combat continue. Pour eux, il n’est pas question de rendre le trophée sans se battre. Une position qui trouve un écho chez plusieurs supporters africains, beaucoup estiment que le terrain doit rester la seule vérité.

Un débat qui dépasse le terrain

Cette affaire va au-delà du football. Elle relance le débat sur la gestion du football africain et le rôle de la CAF dirigée par Patrice Motsepe. Entre décisions controversées, soupçons d’influence et manque de clarté, l’image de l’instance est sérieusement secouée.

Pendant ce temps, le Maroc savoure son titre. Un sacre historique, certes, mais qui restera marqué par cette grosse polémique. Dans les discussions de quartiers, sur les plateaux télé ou dans les rédactions sportives, une question revient : « Qui est le vrai champion ? »

Une CAN qui laisse des traces

Aujourd’hui, tout le monde attend la suite. Un recours devant le TAS ? Une médiation ? Ou une crise durable entre fédérations ? Difficile à dire. Mais une chose est sûre : cette CAN 2025 restera gravée comme une édition pas comme les autres

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